Comment le marché intégral peut tuer l’agriculture européenne

16/11/2009 14:35 par dlr14ème_62

  • Comment le marché intégral peut tuer l’agriculture européenne

    Comment le marché intégral peut tuer l’agriculture européenne

    16/11/2009 14:35 par dlr14ème_62

La crise du lait de l’été dernier n’est qu’un des soubresauts du système agricole français. Roland Hureaux nous l’explique, les agriculteurs français sont, comme leurs collègues européens, étranglés par un système libéral qui méconnaît les particularités de la production alimentaire.
Elevage laitier et viande, fruits et légumes, céréales ; tous les secteurs de l’agriculture ou presque sont en crise comme peut-être jamais ils ne l’ont été.
Quand l’Union européenne négocia les derniers accords du GATT (1994), les adversaires de la politique agricole commune obtinrent largement gain de cause : la préférence communautaire, tenue pour une relique du passé,  devait être progressivement abolie et l’ensemble des filières ouvertes au marché mondial. 
La France,  plus réticente que d’autres, n’obtient que des délais d’application qui expirent aujourd’hui les uns après les autres : la catastrophique réforme du marché du lait acceptée par Michel Barnier n’a pas d’autre sens.
Il est vrai  que nos négociateurs n’alléguèrent à l’époque que des difficultés « politiques » à mettre en œuvre trop vite des décisions dont ils ne contestaient pas vraiment qu’elles fussent, quant au fond, bonnes.
Mais l’étaient-elles vraiment ?
L’idée que le marché est  le meilleur régulateur, même en matière  agricole, doctrine officielle de l’OMC, ne tient pas  compte de la spécificité des marchés de matières premières.
Presque tous  les agents économiques encaissent aujourd’hui assez facilement les impulsions du marché, en les répercutant à l’amont ou à l’aval, le cas échéant par un retrait. Les producteurs de produits primaires, notamment agricoles, seuls, prennent ces impulsions « en pleine gueule »: d’abord parce qu’ils sont en bout de chaîne , mais aussi parce que les marchés de produits primaires sont, selon le jargon des économistes, peu «élastiques», et parce qu’ils ont généralement du faire   des investissements lourds et spécialisés : il est moins facile de vendre, en cas de crise, une mine ou une ferme qu’un fonds de commerce ou des bureaux, voire de délocaliser des machines.
Cet inconvénient est neutralisé pour  la plupart des denrées primaires par l’existence de monopoles de droit ou d’ententes de fait entre grands groupes, contrôlant aussi bien les prix que les quantités : EDF, les « majors » pétrolières (et en amont les pays de l’OPEP), les multinationales minières etc…. En définitive,  les seuls marchés « purs et parfaits », hors intervention de l’Etat, sont les marchés agricoles.
La commission européenne, impitoyable pour des producteurs de fruits et légumes exsangues dès lors qu’il s’agit de censurer une distorsion de concurrence, ne peut que fermer les yeux sur les ententes invisibles et de tout  autre portée des grands producteurs d’énergie.
Le mythe du libre-échange
L’hystérie disproportionnée déclenchée par  certaines épizooties (vache folle, grippe aviaire, grippe porcine) a encore accru la vulnérabilité de la profession agricole.
Cette situation particulière de l’agriculture n’avait au  XIXe siècle que des inconvénients limités du fait que les paysans pratiquaient alors une large autoconsommation, n’avaient ni charges fixes, ni  dettes. La grêle était alors plus redoutée que la mévente.
A partir des années trente, à la suite du drame américain des « Raisins de la Colère », prodrome (déf. signe annonciateur) de la grande dépression on considéra assez naturellement, que, dans les grand  pays qui pouvaient se le permettre, le progrès social exigeait la mise en place d’amortisseurs institutionnels de ces secousses inhumaines, sous la forme de soutien des cours, de protections, voire de subventions directes.
Mis en pool au sein du Marché commun au cours des années soixante, ce système se perfectionna au fil des temps. Le monde agricole comprit que le contrôle des cours impliquait celui des quantités : ce fut le sens des quotas laitiers, puis des jachères. 
Au XXe siècle, tous les pays développés ont protégé leur agriculture : le Japon  beaucoup, les Etats-Unis moins, l’Europe entre les deux. Les accords de Lomé tentèrent timidement de faire profiter certains pays africains d’une protection analogue.
C’est au démantèlement de ces protections que, par idéologie et sous l’impulsion des Etats-Unis (qui n’hésitent pourtant pas à protéger fortement certains secteurs comme le coton) et de quelques autres pays (le groupe de Cairns), s’est attaché le GATT à partir de 1984. Non seulement la commission européenne fut en la matière son relais efficace (Pascal Lamy passa sans transition de la fonction de commissaire au commerce international à celle de directeur général de l’OMC), mais certains Etats comme la France avaient pris les devants avec la réforme de la PAC de 1992, fondée sur l’idée, elle aussi un peu courte, qu’au soutien des prix devait se substituer l’aide directe, pourtant  beaucoup  plus coûteuse.
De ces nouvelles orientations, on voit aujourd’hui les effets, notamment dans notre pays où les charges fixes de l’agriculture (sécurité sociale, impôt foncier, main d’œuvre) sont particulièrement lourdes25 suicides à France Télécom mais qui dénombrera ceux, encore plus nombreux,  des éleveurs du Massif central ?
Le consommateur, dit-on, y trouve son compte. Pas toujours. Doit-on au demeurant sacrifier les Antilles pour qu’il paye le kilo de bananes 0,50 € au lieu de 0,80 € ?
Les bons apôtres, généralement abrités du  marché par leur statut ou par des monopoles de fait, ont beau jeu de préconiser toujours plus de  progrès de productivité. Savent-ils que l’agriculture en a fait en soixante ans plus que toute autre branche ?  Ou que dans des pays supposés compétitifs, comme le Etats-Unis ou l’Argentine, l’endettement du monde agricole est aussi lourd que chez nous et sa déréliction aussi grande ?   
Il faut accepter le principe que la spécificité technique des marchés agricoles au sein du marché mondial exige une régulation. Il ne faut pas hésiter à le dire : la doctrine du marché intégral, appliquée au seul secteur qui soit pleinement exposé au vent du large, à la fois en bout de chaîne et non contrôlé par des oligopoles, a un caractère inhumain. C’est dans les années 1960-1990, au temps de la préférence communautaire, que l’Europe était dans la vérité, et aujourd’hui qu’elle est dans l’erreur.
 
Roland Hureaux

Réunion DLR

16/11/2009 14:17 par dlr14ème_62

  • Réunion DLR

    Réunion DLR

    16/11/2009 14:17 par dlr14ème_62

Une grande réunion DLR aura lieu le 25/11/2009 vers 19 h 00 à Cambrai en présence de Nicolas Dupont Aignan, président du mouvement et de François Xavier Vilain, Député et Maire de Cambrai. Cette réunion se tiendra à la salle de la république, Hôtel de ville de Cambrai. Venez nombreux !

4 Un monde plus humain

15/11/2009 18:58 par dlr14ème_62

  • 4 Un monde plus humain

    4 Un monde plus humain

    15/11/2009 18:58 par dlr14ème_62

ASSEZ
de la mondialisation sauvage
IL EST TEMPS
d’humaniser la mondialisation par :
Nous refusons :
  • la destruction de l’environnement et le pillage des matières premières ;
  • l’alignement systématique sur l’OTAN ;
  • l’uniformisation des identités et des cultures nationales.

  • une régulation de la finance et l’interdiction des paradis fiscaux comme des hedge funds ;
  • une nouvelle Organisation Mondiale du Commerce (OMC) bâtie sur des ensembles régionaux favorisant l’autosuffisance alimentaire et l’élévation des conditions sociales et environnementales ;
  • la sortie de la France de l’OTAN et la préparation d’une coopération européenne de défense ;
  • une francophonie rayonnante (bibliothèque numérique universelle, offre audiovisuelle…).

3 L’Europe des Démocraties

15/11/2009 18:57 par dlr14ème_62

  • 3 L’Europe des Démocraties

    3 L’Europe des Démocraties

    15/11/2009 18:57 par dlr14ème_62

ASSEZ
de l’Europe contre les peuples
IL EST TEMPS
de construire l’Europe des Nations autour de projets concrets :
Nous refusons :
  • le traité de Lisbonne imposé malgré le vote des Français, des Hollandais et des Irlandais ;
  • la multiplication des directives bureaucratiques dans tous les domaines ;
  • l’élargissement sans fin ;
  • la concentration des pouvoirs aux mains d’organismes non élus (Commission, Banque centrale, Cour de Justice).

  • le referendum obligatoire pour tous les traités européens et élargissement de l’Union à un nouveau pays ;
  • le développement d’une Europe à la carte qui permet les coopérations entre pays qui le souhaitent sur des projets vraiment utiles (recherche, transports, énergie…) ;
  • la révision du statut de la Banque Centrale Européenne pour mobiliser l’Euro au service de la croissance ;
  • la suppression de la Commission européenne et l’encadrement strict de la Cour européenne de Justice, pour redonner aux gouvernements élus le pouvoir de décision ;
  • la délimitation des frontières de l’Europe, par l’interruption des négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne et la mise en place de partenariats privilégiés avec les pays voisins de l’Europe (Russie, Ukraine, Turquie, Maghreb).



2 L’efficacité économique au service de la justice sociale

15/11/2009 18:55 par dlr14ème_62

  • 2 L’efficacité économique au service de la justice sociale

    2 L’efficacité économique au service de la justice sociale

    15/11/2009 18:55 par dlr14ème_62

ASSEZ
du nivellement social par le bas
IL EST TEMPS
que l’effort de tous soit au profit de tous, avec :
Nous refusons :
  • le libre échange déloyal qui entraîne les délocalisations et la baisse des salaires ;
  • la multiplication des OPA étrangères sur nos plus belles entreprises ;
  • l’excès d’une immigration de travail utilisée par des employeurs sans scrupules.

  • la baisse des charges et de l’impôt sur les sociétés pour les entreprises qui relocalisent les emplois en France ;
  • l’obligation pour les entreprises de réserver 15% de leur capital à leurs salariés pour les associer davantage aux fruits de leur travail et se protéger des OPA hostiles ;
  • la création de la «sécurité professionnelle» pour chaque salarié ;
  • l’instauration d’un protectionnisme européen pour placer nos entreprises européennes sur un pied d’égalité avec leurs concurrentes étrangères.

1 La République des droits et des devoirs

15/11/2009 18:53 par dlr14ème_62

  • 1 La République des droits et des devoirs

    1 La République des droits et des devoirs

    15/11/2009 18:53 par dlr14ème_62

ASSEZ
du morcellement de la République
IL EST TEMPS
de redonner aux Français le goût de vivre ensemble :
Nous refusons :
  • la privatisation des services publics ;
  • le développement des communautarismes religieux ;
  • le délabrement de la Justice ;
  • la remise en cause de l’hôpital public.

  • en garantissant les principes de laïcité et d’égalité devant la loi ;
  • en rétablissant à l’école des horaires permettant de maîtriser le français et les mathématiques ;
  • en appliquant 100% des décisions de justice dans le mois où elles ont été prononcées ;
  • en privilégiant des services publics de qualité “100% public“ (EDF/GDF, La Poste, la SNCF, les hôpitaux publics).

Nda invité de France Inter

15/11/2009 18:50 par dlr14ème_62

  • Nda invité de France Inter

    Nda invité de France Inter

    15/11/2009 18:50 par dlr14ème_62

NDA à été l’invité de pierre Weil sur France inter à 18h10 ce dimanche 15 novembre

NDA invité de France Culture

15/11/2009 18:48 par dlr14ème_62

  • NDA invité de France Culture

    NDA invité de France Culture

    15/11/2009 18:48 par dlr14ème_62

Nicolas Dupont-Aignan a été l’invité du "Rendez-vous des politiques" diffusé sur France Culture le 14 Novembre à 11h.

Conseil national de DLR

15/11/2009 06:38 par dlr14ème_62

  • Conseil national de DLR

    Conseil national de DLR

    15/11/2009 06:38 par dlr14ème_62

Le prochain conseil national de Debout La République aura lieu à Paris le samedi 28 novembre 2009 de 10h à 16h (lieu précisé ultérieurement). Michel Vast, notre Conseiller national pour le secteur de la 14ème circonscription du Pas de Calais, sera présent. N'hésitez pas à nous contacter pour lui faire part de vos questions !

Le premier de tous les combats

15/11/2009 06:20 par dlr14ème_62

  • Le premier de tous les combats

    Le premier de tous les combats

    15/11/2009 06:20 par dlr14ème_62

Par Michel Émeriau, Délégué DLR Cannes 8ème AM, Délégué National à la Participation
 
Indépendamment de notre action au sein de nos associations ou nos mouvements souverainistes, gaullistes ou républicains, à l’heure où le Président de la République ouvre le débat sur l’identité nationale, il est un combat que nul ne doit ignorer parce qu’il est essentiel et qu’il est le véhicule même de notre culture dans l’acceptation la plus universelle du mot.
Le premier combat de tout souverainiste, gaulliste ou républicain doit être celui de la défense de sa langue, de notre langue, le Français. Cette langue, nous l’avons reçu en héritage par cent générations qui se la sont transmise en l’enrichissant année après année, siècle après siècle. À ce titre, nous sommes les héritiers directs des Ronsard, des Montaigne ou des Chateaubriand qui l’ont fait clamer face au soleil par mille et mille hérauts.
Cet héritage, nul ne peut nous en déposséder sans notre consentement. Notre nation a été maintes fois envahie par des hordes barbares. Le seul bien qu’elles n’aient jamais su nous arracher ou détruire est précisément cette belle langue qui fit autrefois l’admiration de toutes les cours d’Europe et qui est aujourd’hui encore à travers le monde la marque distinctive d’une culture certaine.
Il appartient à chaque Français de se montrer digne d’elle et de ne point céder aux sirènes de la langue unique. Combien de fois avons-nous entendu se lamenter nos chers compatriotes sur l’impossibilité dans laquelle ils se croyaient d’agir pour préserver leur souveraineté, leur identité ? Combien de fois les avons-nous vu pointer d’un doigt accusateur Bruxelles, l’Amérique ou bien la Destinée, et puis, l’instant d’après, baisser le pavillon et servir la langue de l’« envahisseur » ?
Avec la modernisation et le progrès technique, la langue unique pénètre jusqu’au cœur de nos foyers, jusque dans les chambres de nos enfants. La télévision et l’Internet en sont les premiers instruments, mais aussi les livres. Et ce n’est pas en refusant les premiers que nous pourrons faire reculer la langue d’assimilation. Encore une fois, il n’appartient qu’à nous d’imposer, chez nous, des règles qui nous sont propres et d’utiliser, à notre bénéfice, les outils de la modernisation et du progrès technique.
Pourquoi suivre les « niouzes » lorsque l’on peut s’informer de l’actualité ? Pourquoi envoyer un « imaille » lorsque l’on peut transmettre un courriel ? Pour quoi faire ? Pour gagner un peu de temps avec des mots plus courts ? Et que ferons-nous alors de tous ces dixièmes de secondes gagnés ? Les utiliserons-nous à pleurer sur nos abandons de souveraineté ?
Si cette langue est notre héritage, nous l’avons en partage avec plus de cinquante nations dont certaines la font claquer au vent comme l’étendard de la liberté.
Il est impossible d’aborder la francophonie sans évoquer le Québec qui s’est doté d’un Office de la Langue Française dont on ne connaît, hélas, aucun équivalent en France. Les courageuses initiatives de Jacques Toubon furent naguère tournées en dérision au sein même de sa propre famille politique. Cette nation québécoise, pour laquelle nous formons des vœux de prochaine souveraineté, a maintes fois ouvert la voie de ce combat essentiel. Il nous appartient de lui rendre ici un vibrant hommage.
Il est impossible aussi d’aborder la francophonie sans évoquer celui qui su si bien l’universaliser, celui qui en fut l’un des pères fondateurs. Nous pensons, bien évidemment, à Léopold Sédar Senghor. Heureux les pays dont les présidents sont des poètes ! Leurs armes, pour n’être « que » des mots n’en sont pas moins efficaces face à la barbarie et à l’inculture. On a dit que Senghor était mort un jour à l’âge de quatre-vingt-quinze ans. Ceux qui croient cela ignorent que Senghor, plus qu’aucun autre, est « immortel ».
Alors, chers compatriotes, et vous, chers amis francophones, avec un tel héritage, avec cette langue que nous avons en partage, ne baissons pas les bras ! Ne croyons pas ceux qui nous disent qu’ainsi va le monde et qu’il faut bien vivre avec son temps ! N’écoutons pas ces technocrates qui ne rêvent qu’à un monde où la normalisation règnerait en seule maîtresse : monnaie unique, marché unique, état unique, uniforme unique, langue unique, pensée unique. Société inique !
Nous savons que notre cause est juste. Si nous en doutions, il nous suffirait d’observer la détermination avec laquelle les tenants de la langue unique veulent nous imposer le « tout anglais ».
Avec une chanson, dit le poète, il est possible de faire tomber des murailles !
Il appartient à chacun d’entre nous de bâtir cette chanson avec les mots de notre langue.